Comunicazioni

Intervention du Père Recteur Horacio Brito

AU COEUR DU MESSAGE DE LOURDES : L’IMMACULÉE CONCEPTION

Le 8 décembre 1854, l’Eglise définissait le dogme de l’Immaculée Conception. Ce même jour le Père Dominique Peyramale était nommé curé de la paroisse de Lourdes. Le 25 mars 1858, suite à la demande de Monsieur le Curé, Bernadette Soubirous posait la question suivante à la mystérieuse dame de Massabielle : “Madame, voulez-vous avoir la bonté de me dire qui vous êtes, s’il vous plaît ?”. Après avoir répété trois fois cette question, c’est finalement à la quatrième fois que la dame passe son chapelet au bras droit, écarte ses mains jointes, les étendant vers la terre. Puis, d’un même mouvement, joignant ses mains à la hauteur de sa poitrine, lève les yeux au ciel et dit : “Que soy era Immaculada Conceptiou (Je suis l’Immaculée Conception)”. Avant de partir, saisie d’un bonheur indescriptible, Bernadette pose entre deux pierres une bougie allumée, voulant ainsi exprimer sa reconnaissance ainsi que son désir de rester encore là. Bernadette ignore presque tout de la religion, et aussi le sens des mots qu’elle vient d’entendre.

Ce ne sera que le soir qu’elle aura quelques explications que lui donnera le receveur d’impôts de Lourdes, Jean-Baptiste Estrade. Voici ce qu’il raconte : “dans la soirée du 25 mars, nous fîmes prier Bernadette de venir à la maison. Nous désirions vivement, ma soeur et moi, connaître les particularités de l’extase du matin. Bernadette fit alors le récit qui précède, puis, arrivée aux paroles qui marquent la fin, “Je suis l’Immaculée Conception”, elle se tourna vers moi : “Mais, que veulent dire ces paroles : Je suis l’immaculée Conception?”. Ma soeur redressa le mot conception, qu’elle venait d’estropier. L’enfant se tourna vers ma soeur : “Mais, Mademoiselle, que veulent dire ces paroles : “Je suis l’Immaculée Conception?”. Quoiqu’elle ne comprenne pas la signification de ce nom, il a, pour Bernadette, une grande importance. Tout d’abord, parce que c’est la réponse à l’une des conditions que le curé exigeait pour accepter de construire la chapelle. En deuxième lieu, parce que c’est, tout simplement, le nom de celle avec qui, le long de seize apparitions, Bernadette a établi une relation gardée au plus profond de son coeur. En effet, pour Bernadette, le nom de la dame ne se situe pas dans l’ordre des idées mais dans celui dérivé d’une expérience de vie que, par ailleurs, elle transmet aux autres. Lorsque Monsieur l’Abbé Peyramale écoute, de la bouche de Bernadette, le nom de la Dame de Massabielle, il en est profondément touché, peut-être, à cause de la distance qu’il y a entre le message et la messagère. Mais, peut-être aussi, par ce que rayonne le visage de Bernadette, reflet de celui de la Dame. “Avez-vous vu cet enfant!”, va dire, au bord des larmes, Monseigneur Laurence, évêque de Tarbes, le 7 décembre 1860. Car, il était profondément touché après avoir demandé à Bernadette, pendant l’interrogatoire de la commission épiscopale, de refaire les gestes que la Dame avait faits. Quelques années plus tard, au Couvent de Saint Gildard de Nevers, face à quelques trois cents personnes, (des religieuses, des novices et des postulantes), Bernadette va, pour la dernière fois, rendre témoignage en public, des apparitions. La même expérience va envahir le coeur de tous les assistants. Le Seigneur, par la bouche du prophète Isaïe, nous dit : “Comme la pluie et la neige qui descendent des cieux n’y remontent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et fait germer, pour qu’elle donne la semence au semeur et le pain comestible, de même, la parole qui sort de ma bouche, ne me revient pas sans résultat, sans avoir fait ce que je voulais, et réussi sa mission (Is.55,10-11).

CE QUE MARIE TRANSMET À BERNADETTE

Qu’est-ce que ce rayonnement de Bernadette ? Qu’est-ce qui touche aussi, le coeur de tant d’hommes et de femmes qui reçoivent son témoignage ? En réalité, la question devrait être celle-ci : qu’est-ce que Marie transmet à Bernadette, à Lourdes ? Ayant elle-même fait l’expérience de la vie de disciple du Christ, Marie transmet cette même expérience à Bernadette. Pour Marie, il s’agit de passer d’une maternité biologique qui s’applique à elle, (en tant que mère de Jésus de Nazareth) à la maternité spirituelle, à laquelle elle est appelée, pour devenir la Mère de Dieu, dans son coeur, par la foi. Saint Augustin nous dit : ” Il n’aurait rien signifié pour Marie d’être la Mère de Dieu si, avant l’avoir engendré dans son sein, elle ne l’avait pas engendré, par la foi, dans son coeur.”. Ce passage d’une maternité à une autre se fait par la croix, c’est-à-dire, par le don de soi à la suite du Christ, qui devient accueil du Christ en soi et don du Christ aux autres. Cette maternité spirituelle explose dans une étonnante fécondité puisque, en s’engageant dans cette voie, qui est celle du croyant, Marie deviendra Mère de l’Eglise, Mère de toute l’humanité. Au coeur de Marie, rien ne fait obstacle à l’amour de Dieu ; nous pouvons donc contempler en Elle la pure fécondité de Dieu qui est Amour. C’est donc cette expérience spirituelle concrète de fécondité que nous contemplons tout au long de l’Evangile et que Marie à Lourdes, par le moyen d’une extraordinaire catéchèse faite de paroles et de gestes, invite Bernadette à expérimenter. C’est pour cela que le message de Lourdes est une grâce qui nous introduit et nous parle de la fécondité de Dieu, de la fécondité de la Croix, de la fécondité de Marie, de la fécondité de Bernadette, de la fécondité de l’humanité et de notre propre fécondité. Dans la lettre encyclique du 2 juillet 1957 (il y a 50 ans), intitulée “Le pèlerinage à Lourdes”, le Pape Pie XII invitait : “Les chrétiens du monde entier à faire mémoire de toutes les grâces reçues en France par l’intermédiaire de la Vierge Marie, depuis le début de son évangélisation, jusqu’à sa venue en ce lieu des Pyrénées, pour restaurer le monde dans le Christ par une nouvelle et incomparable effusion de la Rédemption”. Le Pape Pie XII considérait donc les événements de Lourdes comme “une nouvelle et incomparable effusion de la Rédemption”. C’est pourquoi il paraît essentiel de présenter le message de Lourdes dans le rythme même de la rédemption qui nous est proposé par le Christ dans l’Evangile et manifesté dans le mystère de sa Mort et de sa Résurrection. C’est le passage d’une réalité à une autre réalité qui n’est donné que par la croix. En effet, le Message de Lourdes est composé par les paroles et les gestes de Marie et de Bernadette. Ce message, aussi bien dans son ensemble que dans chacune de ses parties, a ce rythme dont on vient de parler. Au point de départ, nous trouvons toujours une réalité humaine marquée par l’échec et la frustration. Cette réalité négative, par la croix (comprise comme l’action suprême d’ouverture à Dieu et aux hommes) débouche dans une nouvelle réalité marquée par la fécondité. Peut-être, si nous avions à définir le Message de Lourdes, pourrions-nous le faire au travers des paroles de Saint-Paul : “Là où le péché a abondé, là même, la grâce a surabondé” (Rm.5,20). Au coeur du Message de Lourdes : l’Immaculée Conception. En effet, en se présentant comme l’Immaculée Conception, Marie nous parle du mystère de la croix et de la résurrection, étant elle-même le fruit, anticipé pour nous, de ce mystère. Le mystère de l’Immaculée Conception nous révèle, donc, le mystère de l’homme et de l’humanité nouvelle recréée par Dieu. Sous ce regard, je trouve intéressant de jeter un regard sur les principales étapes du message de Lourdes.

DANS LE RYTHME DU MYSTÈRE DE LA RÉDEMPTION

 Dans la première apparition, le point de départ est marqué par la frustration de Bernadette qui ne peut pas entrer dans la Grotte, parce qu’elle est malade. Il faut voir qu’elle a déjà eu plusieurs frustrations dans sa vie : l’ignorance, la pauvreté, la faim, le fait de n’avoir pas encore pu faire sa première communion. C’est au coeur même de cette nouvelle frustration (signe des précédentes) que la Mère de Dieu fait irruption dans sa vie. Marie se présente comme quelqu’un de très éloigné : “j’ai frotté mes yeux”, dit Bernadette, étonnée par ce qu’elle voit. Au moment de l’Annonciation, Marie “fut bouleversée et elle se demandait ce que signifiait cette salutation” (Lc.1,29). Bernadette, bouleversée par ce qu’elle voit, dit plus tard : “j’ai eu peur”. L’Ange Gabriel dit à Marie: “N’aie pas peur, Marie” (Lc.1,20). Mais, écoutons le récit de Bernadette : “Je voulais faire le signe de croix, je ne pus pas, ma main tomba. Alors, la frayeur s’empara de moi. Ensuite, la dame prit le chapelet qu’elle tenait entre ses mains et elle fit le signe de croix ; alors, je commençai à n’avoir plus peur. Je pris à nouveau mon chapelet, je pus faire le signe de croix ; alors, j’ai essayé une seconde fois de le faire et je pus. Aussitôt que j’eus fait le signe de croix, le grand saisissement que j’éprouvais disparut : dès ce moment-là, je fus parfaitement tranquille. Je me mis à genoux et je dis le chapelet, en présence de cette belle dame. Après avoir dit le chapelet, elle me fit signe d’approcher, mais je n’ai pas osé. Alors, elle disparut. Je me mis à même de traverser le ruisseau pour aller rejoindre mes compagnes”. La relation entre ces deux personnes (ce qui semblait impossible) trouve son point culminant dans la communion. Dans un premier moment, quand elle veut faire le signe de croix, Bernadette cherche à se protéger. Elle dit : “ma main tomba et la frayeur s’empara de moi”. Jusqu’à ce que la Dame, en prenant l’initiative, fait le signe de croix. Et Marie, qui n’a pas besoin de se protéger, fait le signe de la croix pour montrer à Bernadette que, elle aussi, l’Immaculée, est le fruit de la Croix. Ce signe de croix ouvre un espace où le Saint Esprit peut rendre neuves toutes les choses. Ce passage de la main paralysée à la main alerte, de la peur à la paix, sont les signes d’une transformation intérieure, qui a eu lieu au coeur de Bernadette. Cette transformation aura des fruits concrets : en premier lieu, le service : Bernadette aide ses camarades à ramasser du bois. En deuxième lieu, le témoignage : l’enfant raconte son expérience dans le chemin de retour à Lourdes. La prière, ce soir même, au cachot. Au moment de la prière en famille, Bernadette revit l’évènement du matin et ainsi elle passe des prières à la prière, comme le lieu privilégié de la rencontre avec quelqu’un. Et, finalement, la rencontre sacramentelle avec le Christ, puisque, deux jours plus tard, “elle se glisse dans le confessionnal de l’Abbé Pomian”. La réalité de la relation entre Bernadette et la Dame, qui se caractérise par le passage de l’échec de la rencontre à la communion, sera également le fil conducteur de chaque apparition et, également, les fruits d’ouverture aux autres et d’ouverture à Dieu. Ainsi, nous sommes en présence de deux mondes, celui de Bernadette et celui de la Dame. Seule la Dame est aussi à l’aise dans un monde que dans un autre et propose le signe de croix pour passer de l’un à l’autre. Le 18 Février 1858, Bernadette, se rendant interprète du projet humain (puisqu’elle suit les instructions de Jeanne-Marie Millet et d’Antoinette Peyret), demande à la Dame de vouloir mettre son nom par écrit. La réponse de la Dame c’est : “ce n’est pas nécessaire”. C’est-à-dire, un nouvel échec. Encore une fois, la Dame prend l’initiative et invite Bernadette d’entrer dans la Grotte, non pas pour lui dire son nom mais pour lui demander de “venir ici pendant quinze jours”. C’est une invitation à passer d’une connaissance purement cérébrale à une connaissance appuyée sur la durée du dialogue. Le fruit de cette rencontre, de cette communion, sera la découverte du vrai bonheur : “Je ne vous promets pas le bonheur de ce monde mais de l’autre”. Remarquons la simplicité des paroles de la Dame. Rien ne doit être mis par écrit. Il ne s’agit pas seulement de l’ignorance de Bernadette, mais du fait que nous avons déjà les Ecritures. Marie n’invente rien à Lourdes, tout simplement. Elle nous rapelle l’Evangile. Le croyant est celui qui, en premier lieu, écoute la Parole de Dieu. “Venir ici pendant quinze jours” implique pour Bernadette une démarche concrète qui, à l’exemple d’Abraham, doit aussi laisser un certain nombre de difficultés pour se rendre au lieu du rendez-vous. Mais le tout débouche sur une promesse de bonheur, non pas à la manière de ce monde, mais à la manière des Béatitudes. Bonheur déjà donné et appelé sans cesse à être toujours renouvelé. Ainsi, la vie de Bernadette devient une parabole. Les paroles de la Dame la mettent en route vers le concret de son existence et, en même temps, elle découvre que sa vie n’est pas destinée à l’échec, mais au vrai bonheur. Ce bonheur n’est pas en dehors de l’échec mais au-delà de celui-ci. Dans cette troisième apparition, le projet humain est transformé en projet divin et le passage de l’un à l’autre se fait à travers cette marche qui est le pèlerinage de “venir pendant quinze jours”. Aux huitième, neuvième, dixième et onzième apparitions, la Dame, comme une vrai catéchiste et pédagogue, demandera à Bernadette de faire quelques gestes très précis et réitérés. Les gestes que Bernadette doit accomplir sont dégoûtants, les paroles prononcées donnent un sens à ces gestes mais ils demeurent terribles. Cependant, compris à la lumière de la Bible, ils ont tous un sens. Manger de l’herbe, nous renvoie à Ex.12,8, au moment de la célébration de la Pâque ; ce geste est le signe du péché. Embrasser le sol renvoie à l’amour de Dieu pour l’humanité telle qu’elle est. Se barbouiller la figure renvoie au serviteur souffrant d’Isaïe (Is.53) et rappelle que le péché défigure l’homme qui perd alors sa condition de créature créée à l’image et ressemblance de Dieu. Faisant cela, Bernadette est à la fois du côté de la misère de l’homme touché par le péché mais, plus encore, elle est du côté du Christ, lui qui, alors qu’il est sans péché, prend sur lui le péché du monde. Mais tous ces gestes ne sont pas une fin en eux-mêmes. Ils ont pour but de libérer la Grotte, en la désencombrant, pour y faire découvrir la source, puisque la Dame à la neuvième apparition, dira à Bernadette : “Allez boire à la source et vous y laver”. Une fois de plus, par son initiative, la Dame tourne les regards de chacun vers Bernadette et celle-ci, par son mime, fait voir le Christ dans son mystère de l’Incarnation, Passion et Résurrection. Ainsi, nous rencontrons les trois aspects du mystère pascal : une réalité humaine signifiée par le mime de Bernadette et les éléments extérieurs de la Grotte : la boue, l’herbe… En même temps, la révélation du mystère de Dieu, signifié par la source. Et cette présence de Dieu qui se situe non pas en dehors de la Grotte mais au coeur même de celle-ci. C’est la révélation du coeur du Christ transpercé par la lance du soldat (Jn.19,35) et aussi la révélation du coeur de l’homme racheté par le Christ : “l’eau que je te donnerai deviendra en toi source d’eau jaillissant en vie éternelle” (Jn.4,14). Le passage de l’extériorité de la Grotte à l’intériorité de la Grotte où se trouve la source, est indiqué par la Dame à travers de paroles qu’il faut bien mettre dans leur contexte. “Pénitence, pénitence, pénitence”, qui veut dire : conversion et “priez pour les pécheurs”, qui nous montre d’abord la solidarité qui existe
entre les hommes au niveau du péché, mais aussi au niveau de la charité, au niveau de la source, de l’amour de Dieu. Ce qui semblait être limité à Bernadette, de manière imprévue, s’ouvre à toute l’Eglise, signifiée par les prêtres et la chapelle et, aussi, il ne faut pas l’oublier, à toute l’humanité évoquée par la procession. Mais il s’agit aussi d’une invitation à la rencontre sacramentelle avec le Christ, signifié par le mot prêtre qui, à son tour, renvoie à la réconciliation et à l’eucharistie pour construire l’Eglise à bâtir, le peuple de Dieu, Corps du Christ et Temple de l’Esprit. Ici aussi, nous retrouvons les composants du mystère pascal : la réconciliation et l’eucharistie, comme réalité sacramentelle du mystère du Christ et l’Eglise qui, en les célébrant et les vivant, aide à faire le passage vers le monde nouveau.

 JE SUIS L’IMMACULÉE CONCEPTION

En parcourant les grandes étapes du message de Lourdes comme “une nouvelle effusion du mystère de la Rédemption”, nous reconnaissons que le centre du message c’est la personne du Christ dans le mystère de la rédemption de l’homme. Et que Marie, à Lourdes, en se manifestant comme l’Immaculée Conception, se présente comme le fruit anticipé de ce mystère. En effet, l’Immaculée Conception est ce lieu où Dieu nous dit : “Voici l’homme”. Puisque intimement unie au Verbe de Dieu, Marie nous montre l’humanité sans la frustration du péché. De cette façon, en elle, on nous révèle qu’en tout être humain, tout défiguré soit-il par le péché, la marque de Dieu sera toujours présente. C’est pour cela que personne n’a le droit de désespérer, ni de soi-même ni de son frère. Ainsi, dans la personne de Marie, s’ouvre au monde entier, une immense espérance. Il ne faut pas comprendre l’Immaculée Conception seulement comme une pureté morale que tous nous vénérons, mais plutôt, comme la “saisie” d’une personne par Dieu et, en même temps, comme l’acceptation, dans la foi, par cette personne, de vouloir collaborer en ce projet divin qui lui est progressivement dévoilé. Au coeur du message de Lourdes, l’Immaculée Conception. En effet, rapidement, Bernadette comprendra que la Dame de Massabielle est, en quel sorte, “l’autre monde”, puisqu’elle le représente, le montre et le rayonne sans rien cacher, sans le déformer et sans limitations. C’est d’ailleurs ce qui a fait dire à l’un des premiers chapelains de Lourdes, le Père Duboé, cette magnifique affirmation : “L’avenir de Lourdes, c’est l’Immaculée Conception”. C’est vrai, mais il faut aller jusqu’au bout, en disant : “L’avenir de l’humanité, c’est l’Immaculée Conception”. Au coeur du message de Lourdes, l’Immaculée Conception. L’eau boueuse que Bernadette rejette trois fois et qui tarde à devenir limpide, nous montre la force de l’eau, capable de s’approprier la boue et de progressivement la transformer en eau pure : “Voici que je fais toute chose nouvelle”, dit le Seigneur qui ajoute : “celui qui a soif, moi je lui donnerai de la source de vie, gratuitement” (Ap.21,5-6) Au coeur du message de Lourdes, l’Immaculée Conception. Bernadette, devenue “semblable” à Marie, car ayant part au mystère de l’Immaculée Conception, entre dans la fécondité de la Mère de Dieu, Mère de l’Eglise et Mère des hommes. Bernadette devient le maillon d’une extraordinaire fécondité qui s’explicite dans tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, loin ou près de la Grotte de Lourdes, ont part à la grâce de Lourdes.

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