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Tout un symbole à Lourdes

11 février, tout un symbole à Lourdes…

La seule trace de bleu à Lourdes en ce 11 février 2013, noyé de neige fondue au pied des Pyrénées est le marquage au sol du chemin du Jubilé de 2008, qui ruisselle de l’église du Sacré-Cœur, dans la ville haute, vers le gave et la grotte Massabielle, en passant par le cachot de Bernadette.

Torrentielle, la pluie glaciale fait éclore une procession internationale et multicolore de parapluies sur le chemin de croix, les sanctuaires, devant la basilique, la source, les cierges… Une averse ininterrompue qui vient rappeler aux Lourdais qu’il pleuvait sur la cité mariale, ce 13 septembre 2008, lorsque Benoît XVI est arrivé pour les visiter, «en pèlerin», à l’occasion du 150e anniversaire des Apparitions.

Mais pour qui connaît Lourdes, le vrai signe, le vrai symbole n’est pas ce ciel perturbé comme le pape vient d’annoncer sa démission… C’est la date qu’il a choisie. Car voyez-vous, «le 11 février est l’anniversaire de la première des dix-huit apparitions, la fête de Notre-Dame de Lourdes et des malades» rappelle Olivier Rousseau, sexagénaire de Cholet suivant ce pèlerinage traditionnel au cœur de l’hiver.

Le parapluie dans une main, quatre cierges sous l’autre bras, le chapeau bien enfoncé, il est venu «remercier la Vierge» qui lui a donné «un grand cadeau» en lui faisant «entendre son appel». Et pour lui, le départ du pape «n’est pas du tout une surprise, c’était annoncé dans les prophéties qui disaient qu’il serait soit assassiné, soit qu’il partirait et que ce serait la fin d’un temps», confie-t-il. De fait, pour Olivier, «aujourd’hui, Benoît XVI s’en remet à Marie», estime-t-il, informé, tandis que l’immense majorité des 30 000 pèlerins présents, reste sidérée. à commencer par les Italiens, nombreux.

Mensonge ou canular ?

«C’est un choc, cela me consterne car c’était un bon pape», confie Bruno Cappellazzo, quinquagénaire tenant, perplexe, le drapeau vert, blanc, rouge de son groupe. Michele Alessandro, 22 ans n’y a d’abord pas cru. «J’ai pensé que c’était un mensonge, un canular après la messe. Mais les télés l’ont confirmé et je m’interroge sur son départ. Beaucoup de gens pensaient que ce n’était pas un bon pape et je préférais Jean-Paul II», explique-t-il.

Capuches d’anorak relevées sur leurs bonnets fourrés, Carla, Sabrina et Rina bataillent avec les bidons d’eau qu’elles viennent de remplir près de la grotte et sont totalement «dépitées» par la nouvelle. «Mais on est inquiètes aussi, car l’Italie n’avait pas besoin de ça en plus, vu sa situation. Avec ces élections à venir, ce chômage, c’est un mauvais signe», ajoutent-elles.

Les hallebardes glacées redoublent. Les parapluies forment la tortue pour approcher la grotte. à genoux, une Coréenne égrène son chapelet blanc à deux pas des ponchos bleus d’un couple priant radieux la Vierge, là-bas, sur le rocher. Allemands d’origine turque, ils sont Araméens, la plus vieille église au monde… Et tombent des nues en apprenant l’inimaginable démission. «On va prier pour lui, sa santé», réagissent-ils, précisant leurs prénoms. Lui, c’est «Petrus», Pierre. Elle, «Bernadette».

«Le dernier pape»

«Mais maintenant, il faudrait une loi pour élire un pape jeune», tranchent Nicole et Marie-Claude, deux Lourdaises venues brûler des cierges et espérant désormais «une prochaine nouvelle visite papale». Sauf que «Benoît XVI était le dernier pape selon une prophétie, ai-je lu» tempère Nelly, sans vraiment y croire, puisqu’«on parle d’un Canadien pour lui succéder» a-t-elle entendu aussi.

En tous les cas… «C’est courageux. Pape, il sait ce qu’il fait et la suite appartient à l’esprit saint» jugent tant Gerard, le septuagénaire américain qu’un pèlerin espagnol au café. «Seigneur, alors que le pape Benoît XVI a annoncé sa démission, nous te rendons grâce de son ministère», prie la basilique souterraine. Dans les magasins, la nouvelle historique ne bouleverse rien. «Personne ne nous demande d’articles avec Benoît XVI» constatent les Nations Catholiques, le Palais du Rosaire et leurs voisins. «Par contre, les gens veulent Jean-Paul II, resté une star», assurent les vendeuses. Quant au maire de Lourdes, Jean-Pierre Artiganave, il devait rencontrer le pape à Rome, mercredi prochain. Hier soir, ce n’était pas annulé. LaDepeche.fr

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