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A Lourdes avec un jeune hospitalier

Ce samedi 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, a lieu la 25ème Journée mondiale du malade. Créée par le Pape Jean-Paul II en 1992, elle a cette année pour thème «Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit : « Le Puissant fit pour moi de grandes choses » … » (Lc 1, 49). Pierre Deveaux revient à cette occasion sur les merveilles qu’il a découvertes à Lourdes en tant qu’hospitalier.

Pour moi, tout a débuté lorsque j’étais en seconde. On nous a proposé de rendre service lors d’un pèlerinage à Lourdes. J’ai accepté. Et maintenant, voilà huit années que j’accompagne des personnes malades, handicapées ou âgées de mon diocèse (Arras) à Lourdes en août. A Lourdes, on fait un premier pèlerinage en tant qu’hospitalier … et le virus nous prend : on ne peut pas vraiment s’arrêter ! Chaque année, on attend le mois d’août pour partir à Lourdes, revoir des visages connus et en découvrir de nouveaux.

Rendre service à Lourdes passe par différents aspects : accompagner les personnes aux offices religieux, les aider à prendre les repas, à faire leur toilette, partager avec eux des moments de convivialité (chants, goûter …), les écouter.

On ne revient pas chez nous indemne de ces rencontres fortes avec les personnes âgées ou malades. On apprend beaucoup auprès d’elles. On garde en mémoire ces rencontres, ces visages, ces noms … Bernadette a dit un jour que si la Vierge Marie avait trouvé plus pauvre qu’elle, c’est à cette personne qu’elle serait apparue. Oui, à Lourdes, nous trouvons plus pauvre que nous, et pourtant tellement plus riche. Il est vrai que souvent, dans nos vies, on se plaint pour pas grand chose, alors que généralement tout va bien. Nous pensons souvent à nous : « Quand je ne pense qu’à moi, tourne mes pensées vers autrui ». (Mère Térésa). A Lourdes, le Seigneur tourne nos pensées vers les autres, c’est là l’essentiel de nos vies. Là bas, on apprend des sourires que l’on rencontre malgré la faiblesse et la maladie. Le Seigneur nous remet devant l’essentiel : la pauvreté et la simplicité du cœur. Pauvreté et simplicité qu’Il nous invite à mettre en pratique dans nos vies. A Lourdes, on se rapproche de Lui présent dans nos frères malades ou handicapés. Lors des pèlerinages, on reçoit beaucoup plus que ce que l’on peut donner. Il est difficile de mettre des mots sur cela. Lourdes, ça se vit.

Dans la ville mariale, nous répondons à l’appel du Seigneur : « J’étais malade et vous m’avez visité … Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ses petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 35-41)

Lourdes, un temps de ressourcement

Lourdes est une occasion de ressourcer sa foi notamment au contact des malades qui nous apportent beaucoup plus que ce que l’on peut leur donner. Mais c’est également un lieu de rencontre personnelle avec le Christ qui passe par les mains de la Vierge Marie.

Un pèlerinage est rythmé par la messe, des catéchèses, des temps de procession … Mais il me paraît également important de prendre un peu de temps pour soi pour relire ces journées vécues et sa vie dans trois lieux d’après moi majeurs à Lourdes :

– A la grotte. Il se passe beaucoup de choses au pied de la grotte. Il ne faut pas avoir peur de se mettre à genoux devant la Vierge Marie, de lui confier notre vie, les personnes qui nous sont chères, celles que nous rencontrons durant notre pèlerinage, celles qui nous ont demandés de prier pour elle … Nous le savons bien « après son Assomption au ciel, le rôle de Marie dans le salut ne s’arrête pas : par son intercession répétée, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel ». (Vatican II, Lumen Gentium)

– A la chapelle de la confession. C’est la Vierge Marie, dans une des apparitions, qui appelle à la conversion. On ne peut quitter Lourdes sans s’être confessé. Une grâce particulière nous le permet à Lourdes, plus facilement peut être que dans nos lieux de vie où il est parfois plus difficile de se poser pour aller rencontrer un prêtre et recevoir le pardon du Seigneur.

– A la chapelle de l’Adoration. C’est véritablement le Seigneur que l’on rencontre dans ce lieu. J’aime m’y arrêter chaque soir quand je suis à Lourdes pour rendre grâce pour la journée vécue et pour Lui confier une situation ou une personne qui m’a touché dans la journée.

Lourdes et les hospitaliers, une grande famille

Pour accompagner un pèlerinage diocésain, plusieurs hospitaliers et hospitalières se mettent en route avec les malades. On forme une grande famille où chacun se connaît. Quand j’y vais au mois d’août, on se retrouve avec plusieurs jeunes qui sont devenus des amis. On vit des moments forts au service des malades, on aime les partager et en discuter ensemble. Il y a également des temps de veillées prière ou jeux. Le soir, on termine généralement notre service autour d’un petit verre de Jurançon … c’est ça aussi Lourdes ! Avec certains, on se retrouve aussi durant l’année dans notre diocèse. Des liens se nouent à Lourdes et demeurent bien après le pèlerinage.

J’invite tous les jeunes à faire l’expérience d’être hospitalier à Lourdes un jour. N’ayez pas peur de donner de votre temps. Vous verrez, on reçoit beaucoup plus ! Mère Teresa disait que l’on a un cœur pour aimer et des mains pour servir … à Lourdes, ça se vérifie. Venez, et vous verrez. (Jn 1, 39)

Notre Dame de Lourdes, priez pour nous.

Marie, notre Mère, priez pour nous.

Pierre Deveaux – Publié par jeunescathos le 10 février 2017 

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