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Que #Lourdes fasse l’objet d’un plan spécifique

Bruno Le Maire : “Que Lourdes fasse l’objet d’un plan spécifique”

Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, s’est confié à la veille de sa visite à Lourdes ce lundi, aux côtés de Jean-Baptiste Lemoyne et Alain Griset. “Le redressement sera long et demandera la mobilisation de tous” réclame-t-il.

Quel est votre rapport à Lourdes et aux Hautes-Pyrénées ?

Je suis un habitué du département. Ayant une maison au Pays basque, je viens très souvent à Lourdes. C’est une ville culturelle très importante pour beaucoup de Français. Je suis touché de voir à quel point cette cité est frappée par la crise. Avec Alain Griset et Jean-Baptiste Lemoyne, nous tenions à cette visite pour apporter des réponses concrètes aux acteurs économiques locaux.

À la veille du 15-août, beaucoup d’établissements sont exsangues. Que peut l’Etat pour Lourdes ?

Comme les autres villes de France, Lourdes a bénéficié de toutes les mesures de protection mises en place par l’Etat. Dans les Hautes-Pyrénées, ça représente 22 M€ au titre du fonds de solidarité et 200 M€ de prêts garantis par l’Etat. Mais il faut faire davantage pour Lourdes. Depuis le 5 août, la ville est éligible à tous les dispositifs du plan tourisme. À commencer par les prêts saison pour les hôtels, les commerçants, les restaurateurs qui peuvent bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat à hauteur de leurs trois meilleurs mois de 2019 et non 25 % du chiffre annuel. C’est une garantie forte de l’état qui représente de l’air et de la trésorerie pour des secteurs soumis à une saisonnalité importante. Cela concerne aussi les établissements qui n’ont pas ouvert cette année. Je vous l’annonce, les magasins de souvenirs et de piété sont désormais éligibles au fonds de solidarité qui peut aller de 1 500 € à 10 000 €. C’était aussi attendu. Par ailleurs, nous souhaitons que Lourdes fasse l’objet d’un plan tourisme spécifique, avec des mesures complémentaires, en lien avec la caisse des dépôts, la région et les acteurs économiques.

Quid des saisonniers qui n’ont pu être embauchés et arrivent en fin de droits ?

J’ai conscience de la situation difficile que vivent les saisonniers. Le Premier ministre a reporté la mise en application de l’assurance chômage. Nous sommes prêts à étudier leur situation avec la ministre du travail dans le cadre des nouvelles réflexions sur la réforme de l’assurance chômage.

Dans le département, l’aéronautique connaît aussi de graves turbulences…

Un plan de soutien à l’aéronautique de 15 milliards d’euros a été mis en place. Il comprend un fonds d’investissement à destination des PME et des ETI de 630 M€. Nous voulons soutenir Airbus mais aussi porter une attention particulière aux sous-traitants, pour se moderniser, se digitaliser, et sortir plus fort de cette crise. Les entreprises peuvent bénéficier des mesures d’activité partielle de longue durée pour préserver l’emploi et les compétences dans un secteur stratégique. C’est coûteux mais protecteur.

Avec les consignes sanitaires qui perdurent et s’accentuent même, un redressement rapide du tourisme et de l’aérien semble utopique. Qu’en dites-vous ?

Je n’ai jamais caché que nous mettrions deux ans avant de retrouver un niveau de développement économique d’avant crise. Le redressement sera long. C’est le sens de nos mesures. Avant cette crise, la France affichait parmi les meilleurs résultats économiques de la zone euro. Nous avons tous les talents pour nous redresser, mais ça demandera des efforts et la mobilisation de tous. C’est le sens de notre visite ce lundi.

Comment financer tous ces milliards sans obérer l’avenir ?

Nous avons fait le choix stratégique de réagir fort et vite. Cela représente un niveau de dette important, environ 120 % du PIB en 2020. Mais cela donne des résultats puisque l’INSEE avait fait une première prévision de – 17 % de croissance, que l’institut a revue à – 13 % en juillet. Nous avons protégé le pouvoir d’achat des Français qui ont pu épargner 100 milliards d’euros. Nous devons garantir que les impôts n’augmenteront pas pour rassurer les Français et leur permettre de consommer et de retrouver de la croissance pour faire évoluer nos dispositifs d’accompagnement. Nous avons besoin que la croissance redémarre d’où le plan de relance que nous présenterons avec le Président de la république le 25 août. Dans le même temps, il nous faudra de la discipline dans la dépense publique.

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